Pourquoi écrire?

 Pourquoi écrire?
Pour commencer ce blog, pourquoi ne pas me poser la question qui se pose à chaque fois que je m'arme de mon crayon et d'un papier blanc. Pourquoi ce besoin si soudain de mettre mes pensées sur feuille ou sur un blog? C'est assez étrange et en même temps si simple. Tout d'abord je dirais que j'écris pour sortir de mon cocon, j'écris comme pour me libérer d'un étau qui m'enfermerai, j'écris car je suis, j'écris donc je suis. En écrivant, je me sens exister pour de vrai, j'ai l'impression de laisser une trace de mon passage. J'écris partout où je passe, que ce soit dans mon cahier tant aimé, que ce soit sur une table. J'écris pour m'affranchir de mes démons pour laisser libre court à ma bonne ou mauvaise conscience. J'écris et je ne peux faire autrement car ma feuille, mon cahier sont mes véritables confidents à qui je peux confier tous mes secrets sans réserve, j'écris pour me libérer des pensées les plus noires, pour partager, ne serait-ce qu'avec une feuille, mes pensées les plus heureuses. J'écris pour prendre du recul, j'écris de peur d'oublier, j'écris de peur de parler, j'écris de peur de m'écrier. J'écris pour voyager, moi mon crayon et ma feuille parcourront le monde des humains, le monde de mes chimères, le monde de mes passions. Qu'importe que mes écris aient du style ou soient de qualité, ils sont sincères et vienne du fond du coeur c'est l'essentiel. J'écris car je suis libre, j'écris car je vis, tout simplement. J'écris car je suis. J'écris et c'est ce qu'il y a de plus beau.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 07:44

Modifié le mardi 07 octobre 2008 07:49

J'ai brulé!!

J'ai brulé!!
J'ai brulé. Sans le savoir, sans le vouloir un feu ardent s'est emparé de moi, a pris possession des mes entrailles, de mon âme. Une petite etincelle qui n'attendait que son heure était patiemment tapie au fond de mon coeur. Cette petite flamme s'est mise alors à grossir, petit à petit mais surement, et j'ai brulé. Aveuglé par cette flamme qui me dévorait je ne trouvais pas de solution et je flambait sans rien pouvoir faire, trop surpris par le souffle irrespirable de cet incendie. Et durant un an ce feu n'a pas cessé de croitre jusqu'à ne plus laisser aucun espoir de vivre.
C'est alors que j'ai comprit comment endiguer la catastrophe et c'est alors que le feu s'est éteint, que j'ai enfin trouvé la solution, la direction à suivre au milieu de cette tempête d'adversité que j'ai su ce qu'il y avait à faire pour me sortir de cette situation insuportable. Aujourd'hui l'incendie est éteint, aujourd'hui je suis en paix, aujourd'hui, il est redevenu possible de vivre. Malgré tout, le feu qui m'incendiait a laissé de nombreuses blessures, les cendres emplissent mon coeur et mon esprit, cendres qui seront le terreau d'un nouveau départ. Le phénix renait de ses cendres dit-on. Serais-je un jour ce phénix reconstruit à partir ma propre poussiére? Pourrais-je recommencer à vivre normalement sans avoir à subir à nouveau de dommages, sans avoir à subir l'enfer environnant, sans avoir à subir l'enfer qui m'a tant fait souffrir durant ces derniers mois? Le feu doit être endigué, il ne peux plus être le maitre, il doit se faire dominer, et le feu SERA dominé, je le veux et il en sera ainsi.
Aujourd'hui je repense à la flamme qui m'a tranportée et je me demande pourquoi? Pourquoi a-t-elle décidée de me frapper maintenant, sans faire entendre ne serait-ce qu'un souffle qui aurait annoncé sa venue?
J'ai brulé, il en est ainsi et aujourd'hui j'apprend à renaitre de mes cendres. Je me reconstruit au milieu d'un monde de chaos, le chaos d'un coeur en berne qui ne demande qu'à resortir plus fort de ce qu'il a enduré, resortir plus fort de son échec face à la force infernale d'un feu venu de nul part. Il ne reste qu'à reconstruire ce qui a été détruit, reconstruire les rempart qui me protégeais de l'extérieur, reconstruire ce qui fait de moi un humain, reconstruire mon ame detruite, mon esprit consummé......par ma faute!!!

(merci à Ninouche pour cette image gentiment partagée)


# Posté le vendredi 04 juillet 2008 19:43

Modifié le mardi 07 octobre 2008 07:45

J'aimerai voyager

J'aimerai voyager
J'aimerai voyager, partir loin d'ici. J'aimerai partir vers de nouvelles destinations. Voyages visuels, olfactifs, sensitifs, gustatifs.... Je veux découvrir le monde qui m'entoure, pouvoir l'écrire le décrire ou tout simplement pouvoir le vivre pleinement en ayant la certitude d'affirmer un jour que je connais tel ou tel endroit, pouvoir parler et connaitre des horizons différents du mien. J'aimerai voyager et partir, loin et seul. Pouvoir partir, non pas définitivement, mais ne serait-ce qu'un temps, histoire de prendre du recul sur la vie en général en se retrouvant dans un environnement totalement différent. Partir seul, histoire de faire le point avec ma conscience, prendre enfin confiance en moi dans un environnement étranger dans lequel je ne connaitrais que moi, dans lequel je pourrais donc compter uniquement sur moi même. Je veux voyager dans un voyage non pas uniquement touristique mais surtout initiatique, je ne veux aller voir des lieux mais bien vivre dans, avec ces lieux, profiter d'un moment unique à chaque endroit différent où mon pied se posera, où mes yeux observeront, où mes sens seraient réveillés par de nouvelles senteurs, de nouveaux paysages, de nouvelles saveurs.
J'aimerai voyager pour découvrir, pour apprendre à aimer le monde qui m'entoure. J'aimerai le connaitre en son entier, pouvoir voir la moindre parcelle d'un monde que je ne connais que trop peu, d'un monde qui mérite la reconnaissance et le respect, choses qu'on ne lui donne que trop rarement. Je veux voir le monde une dernière fois, le voir avant que l'érosion du temps et des humains ne finisse son travail lent, mais sur, de destruction. je voudrai voyager pour pouvoir élargir mon réel, élargir ma compréhension, élargir mes sens, élargir ma capacité à pouvoir écrire sur un monde que j'aimerai retranscrire mais que je ne connais que trop peu pour pouvoir dépeindre dans mes écrits ses joyaux et ses recoins les plus sombres. J'aimerai voyager et ainsi, sortir de cet ordinaire que je souhaites tant voir changer, bouger.



# Posté le lundi 07 juillet 2008 12:24

Modifié le mardi 07 octobre 2008 07:39

Je ne sais pas quoi écrire...

 Je ne sais pas quoi écrire...
Je ne sais pas quoi écrire mais cela devrait venir. Ce blog est né pour que je puisses partager mes pensées , peut être. Les textes précédents étaient assez générales malgré le pronom "je". Là, je ne sais pas pourquoi je choisis d'écrire sur quelque chose de plus personnel.

Voilà, je reviens d'une soirée ma foi très sympathique, il est 1h08 du matin , et j'éprouve le besoin d'écrire. Peut être est-ce mon état euphorique ou ma légère ébriété qui me pousse à penser et écrire ce qui vient de me passer par la tête. Je sens la joie de vivre m'emplir quand je pense à cette chose, qui est petite broutille à vos yeux mais de grande valeurs aux miens, que je viens de vivre. Une petite fête-surprise vient de s'achever. Et ma foi, cette soirée d'au revoir à ces amies qui déménagent dans la contrée de Gaudi ( oui, vous avez comprit, Barcelone) m'a laissé un sourire sur les lèvres. Peut être est-ce parce qu'elles font ce dont je rêves le plus : partir découvrir de nouveaux horizons_il y a là une certaine forme d'exotisme si ce n'est que dans un pays voisin_ . Je veux voyager ai-je dis précédemment, et partir dans la si belle capitale catalane à la "auberge espagnole" est quelque chose que j'aimerai vivre vraiment. Même si ici le départ est familial et non solitaire comme je souhaite faire, cette "aventure" me donne tout de même envie d'écrire, de rêver d'un probable départ, d'un possible changement d'environnement. Ici l'air est lourd de situations déjà connues, de moments déjà partagés. Je veux vivre autre chose et pourquoi pas partir, fuir cette monotonie d'un quotidien étouffant d'ennui duquel je ne peux sortir et me libérer qu'à travers l'écriture. Cette situation , me donne d'ailleurs envie d'écrire un scénario, de faire vivre ce rêve ne serait-ce que fictivement, devant une caméra. Là est la magie du cinema : pouvoir rendre les choses irréelles réelles.. Encore un projet à rajouter à la pile formée par les autres en cours. mais ce projet de voyage initiatique restera au dessus de la pile.

A part ça, que dire de plus si ce n'est que le retour en vélo a été pour moi magique. L'idée de voyage me trottant dans la tête, ce court trajet en bicyclette m'a rendu béat, penseur et rêveur. Le décor tournait autour de moi, c'était quelque chose de totalement psychédélique, quelque chose de Magritte aussi, une espèce de toile peinte avec la vie la plus débordante qui existe, peinte de sons, de couleurs, de formes et de mouvements, une toile cinématographique, tout droit sortie d'un film contemplatif à souhait, un film qui serait le mien, emplit de ma personnalité de mes rêves et espérances. Ce trajet en vélo a été extraordinaire pour une raison qui dépasse ma propre compréhension : il avait un air de dolce vita ce voyage en vélo, l'air d'une traversée sur la vie, d'une continuité de la vie que l'on sent dans ses genoux douloureux, sa joie d'entendre le vent siffler aux oreilles. Une espèce d'onde de vie tournant tel le décor autour de mes yeux. J'ai vécu durant ce trajet d'une demi-heure, dans le sens propre du terme je me suis sentis vivre et heureux d'être là à pédaler sur mon vélo. Un trajet de vélo initiatique, un voyage qui, faute d'avoir été géographique, a été hors du temps, un voyage peut être moins important que de partir à l'étranger mais qui, ici, à ce moment précis, était synonyme de liberté, de beauté. Un court trajet pour un voyage inoubliable, un changement d'horizon rêvé vécut ici dans trente petites minutes de vélo.


A votre nouvel horizon et votre nouvelle vie en Espagne Flaviou et Marjo.... ^^


# Posté le mardi 08 juillet 2008 19:41

Modifié le mardi 07 octobre 2008 07:29

Souvenir, souvenir...

Souvenir, souvenir...
Un souvenir insignifiant à l'infime importance, mais à l'infini bonheur, le souvenir d'un bonheur sans concession, souvenir enfantin d'un bonheur tant oublié, un de ces bonheurs de l'enfance effacé dès les premières volutes de l'adolescence. C'est un souvenir comme ceux-ci qui m'est revenu en tête, s'est imposé à moi ce soir du début de mois d'aout. La révélation d'une joie sans borne, d'une petite joie toute simple, la joie des petits plaisirs de la vie, de ces moments presque magiques qui nous forgent. C'est cette joie qui m'a touché à nouveau depuis si longtemps, c'est cette joie qui s'est extirpée d'un méandre isolé de mon esprit mal luné.

Ce soir là, ayant décidé de mon isolement quotidien vers vingt-trois heures, je décidai d'en profiter assis sur la terrasse de l'appartement dans lequel je logeai. Installé donc sur cette terrasse, assis sur une chaise de jardin, je me mis à l'un de mes exercices favoris : l'observation du monde qui m'entoure. La vue de la ville que j'avais du haut de ces huit étages m'offrait la fabuleuse possibilité de contempler un panorama large et vaste du monde grouillant et brulant de la vie citadine nocturne. Les bars ouverts, les réverbères... toutes ces lumières jaunes, orangées m'éblouissaient, de mon point d'observation, je pouvais à peine apercevoir les silhouettes des badauds profitant de cette soirée d'été plutôt fraiche pour sortir. Perdu au milieu de la contemplation de ces milles et unes lampes, de cette ville que je ne connaissais pas, étouffant, je ne sais comment, je ne sais pourquoi, je me mis à observer plus haut et plus beau. Plus haut et plus, ce furent les cieux, les astres brulants d'un tout autre brulot que la chaleur humain, brulant d'une chaleur douce et envoutante, une chaleur intérieure... réconfortante.

Là haut, il était l'heure pour la Lune de se coucher. Je la vis alors descendre lentement derrière l'horizon avant de disparaitre. C'est dans la contemplation du premier quartier plongeant que me vint me happer le souvenir perdu dans un recoin de mon esprit. Je me vis alors dix ans auparavant. Le réconfort hivernal se présentait alors sous la forme d'un séjour annuel de deux semaine en Martinique. Le bonheur était alors quotidien. Tous les soirs nous partions nous promener sur le port. Le soleil se couchait et offrait un spectacle époustouflant. C'est ce souvenir qui me frappa. C'est cette grosse boule changeante de couleur qui se couchait qui me revint en mémoire. Tout comme la Lune de 2008, je le voyais se coucher lentement derrière l'horizon jusqu'à être totalement engloutit. J'étais alors émerveillé, cet événement avait sur moi l'effet d'un électrochoc. Il y avait dans ce soleil couchant quelque chose de fabuleux : toutes ces teintes impressionnistes, la mer devenant violette, le ciel se teintant de toutes les couleurs possibles et inimaginables, les yeux me piquants face à un tel éblouissement. Tout y était, la magie du moment le rendait exceptionnel, lui procurait une aura particulièrement envoutante, palpable. Ce spectacle me laissait le sourire béat de celui qui ne comprend pas, mais qui ne veux pas comprendre. En effet du haut de mes six ou sept ans, les théories des cycles stellaire restaient trop vagues pour être appréhender par mon esprit de gamin. De plus, ce spectacle magique ne devait souffrir d'aucune explication, aussi bien rationnelle qu'irrationnelle. Il devait rester tel quel : un tableau envoutant mais immensément beau.

C'est ce bonheur, ce souvenir de bonheur qui me revint si soudainement ce soir d'aout ou l'ennui et la recherche à des questions sans réponses me poussèrent à sortir dehors, à observer. ce soir là, j'ai appris quelque chose, une nouvelle philosophie qui berce alors ma vie : celle de profiter de chaque instant qui passe et d'arrêter de chercher un bonheur trop lointain pour appartenir plausiblement à ma vie. Il faut arrêter de poursuivre un bonheur que l'on entrevoit nous toucher dans nos rêves mais qui reste trop lointain pour que l'on puisse ne serait-ce que l'effleurer. Non pas qu'il faut arrêter de rêver mais arrêter de croire que ce bonheur rêver puisse être notre. Il faut juste continuer son petit bout de chemin et le bonheur qui nous entoure à porter de main viendra à nous, sans qu'il soit nécessaire de chercher à le trouver. Si notre esprit reste focalisé sur un bonheur qui parait proche mais qui est en réalité bien lointain, il restera insensible à tout la joie qui l'entoure. C'est tout cela que ce petit souvenir revenu du tréfond de mon âme m'a enseigné. C'est comme cela que ce bonheur m'a changé.



# Posté le mercredi 03 septembre 2008 12:50

Modifié le mardi 07 octobre 2008 07:25